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Guide
Macro de matière, pas un produit du catalogue.
Si quelque chose tire dans la nuque en fin de journée, regardez la hauteur de votre écran avant de regarder votre siège. C'est presque toujours là que ça se joue.
Une tête d'adulte pèse quatre à cinq kilos, et vos muscles cervicaux la portent sans effort tant qu'elle reste au-dessus de vos épaules. Dès qu'elle bascule vers l'avant, ces mêmes muscles travaillent en porte-à-faux et l'effort augmente vite avec l'angle. C'est tout le problème d'un écran placé trop bas : vous ne sentez rien sur le moment, et vous le sentez à dix-huit heures.
La règle tient en une phrase : le bord haut de l'écran arrive à hauteur de vos yeux, et l'écran se place à une longueur de bras. Un écran d'ordinateur portable posé sur un plateau est toujours trop bas, sans exception, parce que son clavier et son écran sont solidaires. C'est la raison d'être des rehausseurs et des bras.
Voici ce que presque personne ne dit : un appui-tête ne fait rien tant que vous travaillez penché sur votre clavier. Il ne rattrape pas un écran trop bas, il ne redresse pas une nuque, il n'entre en jeu que lorsque vous vous adossez. Son utilité est réelle mais elle est ailleurs, dans les phases où l'on recule, où l'on téléphone, où l'on lit.
Ce qui compte alors, c'est qu'il se règle en hauteur et si possible en inclinaison. Un appui-tête fixe est dessiné pour une taille donnée : trop haut il ne touche rien, trop bas il pousse la tête vers l'avant, ce qui est pire que rien. Sur la sélection ci-dessous, la mention d'un appui-tête est reprise du fabricant, et le fait qu'il se règle est justement ce que la fiche précise rarement.
Un bras ou un support articulé se fixe à l'arrière de l'écran sur quatre trous filetés disposés en carré. C'est la norme VESA, et les deux entraxes courants sont 75 par 75 mm et 100 par 100 mm. Retournez votre écran : si vous voyez ces quatre trous, il est compatible ; s'il n'y en a pas, aucun bras ne s'y fixera et il vous faudra un rehausseur posé sur le plateau.
Deux autres cotes décident du reste, et elles sont plus souvent oubliées que la norme elle-même. Le poids que le bras supporte, un écran de 27 pouces pesant facilement plus que ce qu'un modèle d'entrée de gamme accepte, et le mode de fixation au bureau, pince ou passe-câble. Une pince a besoin d'un bord de plateau libre et d'une épaisseur compatible, ce qui exclut beaucoup de bureaux à cadre débordant.
Sur nos fiches, la norme VESA n'est mentionnée que dans une poignée de descriptions et jamais comme une caractéristique comparable. Nous ne la devinons pas : c'est une question à poser au marchand, et la réponse tient en deux chiffres.
Des épaules qui montent en fin de journée viennent presque toujours d'un plan de travail trop haut ou d'accoudoirs mal réglés, rarement du dossier. Le test est immédiat : posez les avant-bras à l'horizontale sur votre bureau, épaules relâchées. Si vous devez hausser les épaules pour y arriver, le plan est trop haut, et aucun réglage de siège ne le rattrapera.
Dans ce cas, deux sorties existent. Descendre le plan de travail s'il est réglable, ou monter le siège et compenser avec un repose-pieds pour que vos pieds restent à plat. La seconde marche très bien et coûte le prix d'un accessoire.
Les sièges dont le fabricant annonce un appui-tête, et les supports qui portent réellement un écran. Vérifiez la fixation VESA de votre écran avant de choisir un bras.
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Les listes complètes sont aux rayons Sièges de bureau ergonomiques , Supports et bras d'écran , Sièges pour le télétravail et Fauteuils de direction .
Bord haut à hauteur des yeux, écran à environ une longueur de bras, et légèrement incliné vers l'arrière. Si vous portez des verres progressifs, descendez-le de quelques centimètres : vous lisez par le bas du verre et un écran trop haut vous ferait relever le menton toute la journée.
Retournez-le et cherchez quatre trous filetés en carré à l'arrière, espacés de 75 ou de 100 mm. C'est la fixation VESA. Sans ces trous, aucun bras ne se montera, et la solution est un rehausseur posé sur le plateau, qui fonctionne très bien pour gagner les quelques centimètres qui manquent.
Seulement quand vous vous adossez. Penché sur votre clavier, il ne touche rien et ne corrige rien. Il est utile sur un poste où l'on alterne travail concentré et phases de recul, et il devient inutile sur un poste où l'on reste penché en avant toute la journée. C'est un confort réel, pas une réponse à une nuque qui tire.
C'est envisageable et cela libère complètement le plateau, mais cela fige la hauteur et la distance, alors que le réglage est justement ce qu'on cherche. Un bras fixé au bureau garde le mouvement ; un support mural convient plutôt à un second écran ou à un poste qui ne bouge jamais.